UN MIGNON REGARD D'ENFANTS SUR UN AFFREUX MONDE D'ADULTES

Je ne sais pas pour vous, mais dès l’annonce du « congé d’école » pendant deux semaines en mars passé, je m’étais dit : « Yeah! Deux semaines pour écouter plein de films! » (J’étais si naïve!) Toutefois, même si je n’ai pu apprécier une multitude de films de 2020, j’ai pu écouter une bonne partie de ma watchlist! Voici donc un film de 2017 qui m’a bien plu.


Des feuilles d’automne qui « scrounchent » sous nos pieds, des lunettes rondes surdimensionnées, des enfants révoltés qui ne demandent qu’à être écoutés sans oublier la musique d’il y a déjà une cinquantaine d’années; une recette loin d’être amère qui a de quoi rendre le Québec pas peu fier.


Décidément, le dernier film de Luc Picard-Les rois mongols (2017), aux plans parfois poétiques, a tout pour plaire, et ce, malgré les quelques petites maladresses rencontrées. En passant par la justesse du jeu d’acteur à la finesse de la direction artistique, même les plus réticents aux films québécois seront être comblés.


Rien ne va plus dans la vie de la jeune Manon, 12 ans, et de son adorable et touchant petit frère Mimi: leur père est atrocement malade, leur mère est en dépression et comble du malheur, ils seront placés dans des familles d’accueil! Heureusement, Manon, inspirée par les évènements de ce mois d’octobre 70, a plus d’un tour dans son sac et décide d’élaborer un plan, assez peu crédible, avec ses cousins afin de pouvoir naïvement vivre ensemble heureux et libres.


Tel que mentionné, le long-métrage se déroule dans le Québec des années 1970, lors de la crise d’octobre. Même si j’étais loin d’être au monde à ce moment, grâce à l’audacieuse et réaliste direction artistique de Guillaume Couture (qui n’a rien à envier d’Hollywood), j’ai pu y être pendant 102 minutes. J’ai d’ailleurs pu y retrouver les tricots et chandails « démodés » que j’aime tant porter ainsi que les coiffures, les automobiles et le Montréal des années 70…de quoi reculer de quelques années!


Cependant, afin de rester dans l’air du temps, la réalisation a décidé d’inclure plusieurs chansons propres à ces années. Bien que je sois très ouverte à la musique, je l’ai trouvée parfois trop excessive et superflue. Toutefois, Un musicien parmi tant d’autres (Harmonium) était tout à fait adaptée au film et venait souligner de manière si touchante la scène finale que même Éric Lapointe en enlèverait son « coat » de cuir.


Heureusement, le jeu d’acteur des quatre jeunes protagonistes nous fait vite oublier ce petit détail. Que ce soit le charisme et l’esprit rebelle de Manon (Milya Corbeil-Gauvreau), la naïveté et la candeur de Mimi (Anthony Bouchard) ou encore la justesse d’Henri Picard et d’Alexis Guay, leurs interprétations sont comparables à celles de grands acteurs. En effet, qui ne voudrait pas de Mimi comme petit frère? Impossible de ne pas tomber en amour avec ce bout d’humain.

Bref, Les rois mongols est une preuve que nous n’avons pas besoin de chercher bien loin pour trouver de petits trésors cinématographiques. Nous n’avons qu’à nous plonger dans l’univers « scrounchant » de Luc Picard.

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