L’Actu-Cinéma du Magazine /MERGE

Le monde du cinéma québécois a pas mal bougé dans le dernier mois et c’est pourquoi le Magazine /MERGE vous présente les dernières nouvelles. Un classique québécois de Jean-Marc Vallée présenté en salles aux États-Unis, possible nouveau méga-studio de production à Laval, un projet de loi avantageant les scénaristes et plus encore !


1. Gala Québec Cinéma : Grande soirée pour Les oiseaux ivres de Ivan Grbovic

C’est le 5 juin dernier qu’a eu lieu le Gala Québec Cinéma 2022, animé par la comédienne Geneviève Schmidt. Lors de la soirée, le film Les oiseaux ivres a raflé les honneurs, alors que le réalisateur, Ivan Grbovic, est repartie avec 11 prix Iris, dont meilleur film et meilleure réalisation. Le prix du meilleur scénario, de la meilleure interprétation masculine dans un rôle de soutien (Claude Legault), de la meilleure musique originale (Philippe Brault) et de la meilleure direction de la photographie (Sara Mishara) ont également été remis à cette œuvre cinématographique québécoise.


L’excellente comédienne Hélène Florent s’est également vu remettre pas moins de deux prix, soit l’Iris de la meilleure interprétation féminine dans un rôle de soutien pour Maria Chapdelaine, ainsi que celui de la meilleure interprétation féminine dans un premier rôle pour Les oiseaux ivres. Cette dernière est donc devenue la première actrice dans toute l’histoire du gala à remporter deux catégories différentes la même année.


Maria Chapdelaine, adaptation du roman de Louis Hémon, réalisé par Sébastien pilote, a également remporté quatre prix, dont ceux de révélation de l’année, remis à Sara Montpetit et meilleurs costumes et meilleures coiffures. Vous pouvez d’ailleurs consulter juste ici notre entrevue avec Sara Montpetit, qui traite du tournage dans des conditions de froid extrême. En effet, le film se déroule dans le froid polaire du Lac-Saint-Jean !



2. Projet de loi 35 : Les scénaristes et écrivains des autres disciplines auront enfin le statut d’artiste !

Le projet de loi 35, qui vise à moderniser la loi actuelle sur le statut de l’artiste a été récemment déposé par la ministre de la Culture et des Communications du Québec, Nathalie Roy. Alors que les artistes d’autres secteurs tels que les comédiens et les musiciens, les écrivains étaient eux couverts par une autre loi, ne les représentant et protégeant pas aussi bien que leurs collègues d’autres domaines. La modernisation permettra à tous les artistes de bénéficier de protections, notamment le droit à la négociation collective. Le projet de loi introduit également des dispositions en matière de harcèlement psychologique et sexuel et confère de nouveaux pouvoirs au Tribunal administratif du travail, en autres pour la négociation d’ententes collectives.


3. C.R.A.Z.Y. : Le classique québécois de Jean-Marc Vallée est diffusé en salles dans plusieurs villes américaines

Depuis le 3 juin dernier, le film C.R.A.Z.Y. du grand Jean-Marc Vallée est diffusé dans plusieurs salles aux États-Unis. C’est en effet le distributeur Samuel Goldwyn Films qui fait actuellement la promotion du film dans plusieurs festivals de grande envergure de films LGBTQ+.


4. Un nouveau studio de production cinématographique à Laval ?

Selon le journal Le Devoir, il semblerait que le cofondateur des studios MELS projette de construire un nouveau « complexe cinématographique d’envergure internationale » à Laval. Michel Trudel est en effet un homme bien connu dans le monde de la production cinématographique local, mais également international. C’est d’ailleurs grâce à ce dernier que Montréal a pu être l’hôte des tournages des films des franchises X-Men et Transformers.


5. Moins de cinéphiles vont voir des films québécois dans les cinémas

Triste nouvelle : Bien que le cinéma québécois ait bien réussi à réduire les pertes de la dernière année, et ce, malgré la pandémie de COVID-19, il affiche des résultats en dessous des attentes dans certaines régions. Particulièrement à Québec et en banlieue de Montréal, la demande est malheureusement inférieure à l’offre de films québécois. Heureusement, dans les autres régions, le pourcentage de films québécois en salle en 2021 suit celui des entrées. Ce manque pourrait être expliqué par la concurrence qui est davantage présente dans les grandes villes ainsi que l’enjeu de la langue.


Sources : Journal de Montréal, Le Devoir, LaPresse, Société des auteurs de radio, télévision et cinéma et Le Devoir



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