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Donner la parole à ceux qui ne l’ont pas

Les meilleurs documentaires qui abordent des sujets étant moins discutés, sur le site web de l’ONF.


Le cinéma documentaire est un genre en soi. Bien que ceux le maîtrisant essaie d’aborder des sujets innovants et différents, plusieurs réalités restent non représentées au niveau cinématographique. C’est pour cette raison que j’ai décidé de visionner des documentaires, longs ou courts, abordant une réalité qui m’étais inconnue. L’état du français dans les Prairies, la guerre et ses conséquences sur les enfants ou même l’état de la faune aquatique du point de vue d’une tortue sont des thèmes qui sont présentés dans divers documentaires québécois, tous disponibles gratuitement sur le site web de l’Office National du Film (ONF).


« Je pleure dans ma tête » d’Hélène Magny

Bien qu’elle ne soit pas paisible, la réalité des enfants réfugiés au Québec est présentée délicatement dans ce long métrage documentaire. Il est confrontant d’entendre des enfants parler de leur expérience de vie concernant la guerre, bien souvent emplie de traumatismes. Par ailleurs, Hélène Magny trouve le moyen d’ouvrir la discussion sur le sujet en laissant la parole à ceux que l’on entend moins lorsque vient le temps de discuter de conflits armés; les enfants. Misant sur l’ouverture d’esprit et l’écoute, il est possible, lors du visionnement de cette œuvre, de vivre une expérience immersive dans de multiples classes d’accueil du Québec. Tout au long du documentaire, on suit Garine Papaziane-Zohrabian, psychologue québécoise qui vient en aide aux enseignants de ces classes particulière. Elle apporte des ressources aux professeurs dans le but que ceux-ci puissent mieux accompagner leurs étudiants à travers les différentes émotions qu’ielles peuvent vivre à la suite des évènements auxquels ils ont été confrontés.


En résumé, une écoute enrichissante haute en émotions qui met la lumière sur une réalité bien présente, mais trop souvent ignorée.


« Contes d’une grossophobie ordinaire » de Josiane Blanc


Tout ce qu’il faut savoir sur le phénomène de la grossophobie peut être retrouvé dans ce court métrage documentaire des plus touchant. Plus précisément, c’est l’effet que cette discrimination a envers les jeunes qui est mise en valeur dans l’œuvre. Des adolescents ayant été victimes de commentaires désobligeants par rapport à leur poids sont enfin entendus, leurs témoignages rayonnent. Il est toujours confrontant d’entendre des mots blessants dits à l’égard de certaines personnes, surtout lorsque nous avons accès à comment ces mots les ont affectés. Par ailleurs, Josiane Blanc trouve le moyen de balancer le tout en portant son auditoire à réfléchir à ces témoignages. L’apport de la perspective de la psychologue Elizabeth Dettmer est également fort intéressant vu son expertise apparente. Il est alors possible d’obtenir un regard complet sur le phénomène et de mieux comprendre l’ampleur des effets qu’il peut engendrer. L’isolement ou bien les troubles alimentaires sont des thèmes abordés dans ce court métrage. Celui-ci se termine sur une note inspirante qui prend en compte d’un cheminement fait par les jeunes victimes de grossophobie. Une morale peut être retenue de cette œuvre signée Josiane Blanc.


« Partie de moi » André Roy

Source photo : Office National du Film https://www.onf.ca/film/partie_de_moi/


Une représentation tout en douceur de la dure réalité de la perte de cheveux chez les femmes. Plusieurs des femmes présentées sont atteintes de l’alopécie, une perte de poils qui peut être génétique, ou pas. Chacun des quotidiens des différentes femmes faisant parti du documentaire sont représentés dans leurs aspects les plus précis. Un exemple concret serait celui d’une femme qui se marie, celle-ci doit donc faire le deuil de ne pas aller se faire coiffer comme elle en avait tant rêver.


Il est également possible d’entendre des confessions faites par ces différentes femmes sur les aspects qui ont été plus difficiles dans le processus d’acceptation de la perte de cheveux. Un abandon envers la féminité est un thème qui revient chez toutes celles qui ont témoigné.


J’ai trouvé intéressant de médiatiser cette réalité qui reste toutefois méconnue. Effectivement, il est touchant d’observer l’effet que les cheveux peuvent avoir sur l’estime de soi. En bref, une œuvre éducative et touchante prônant l’ouverture d’esprit.



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